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La chute

Perception des risques liés à la hauteur

Les chutes de hauteur représentent une part importante des accidents graves et mortels survenant sur le lieu de travail et à domicile dans de nombreux pays à travers le monde. Dans cet article, Andrew Sharman soutient que nous devons impliquer, encourager et donner aux travailleurs les moyens de repenser leur perception des risques sur leur lieu de travail.

On les a tous vus, n’est-ce pas ? Ces images dans les magazines et sur Internet, ces casse-cou avides d’adrénaline, obsédés par les sports extrêmes. Chaque fois qu’on les voit, on retient son souffle en les regardant repousser sans cesse les limites, tout en gérant avec précision cet équilibre ultra-fragile entre la vie et la mort. En les regardant avec émerveillement, sommes-nous témoins d’un niveau de maîtrise exceptionnel, acquis au fil d’années de pratique assidue ? Mais en les observant avec incrédulité, on ne peut s’empêcher de se demander s’ils ne sont pas simplement chanceux… ou tout simplement stupides. Que se passe-t-il dans leur tête ? Pourquoi font-ils cela ?

Bon, pour mettre les choses au clair, j’ai tendance à m’adonner à des loisirs assez inhabituels. Le BASE jump, le parapente, le kayak de mer, la moto et la nage avec les requins figureraient tous dans la rubrique ‘ Loisirs et centres d’intérêt ’ de mon CV. Mais ce n’est pas de ce genre d’activités dont je parle ici ; en fait, pour être tout à fait clair, je ne considère même pas que ce soient des sports ’ extrêmes ». Ce sont, du moins à mes yeux, simplement des activités comportant un certain degré de risque qu’il faut savoir gérer, tout comme le football, le rugby, les arts martiaux, la course de trail — et, on pourrait le dire, même le ping-pong et presque tous les autres sports auxquels on peut penser. Je fais plutôt référence à ces idiots sur des échelles.

Le type qui répare le toit. La femme qui installe la nouvelle antenne parabolique. Ces deux gars qui se rendent compte qu’ils n’ont pas assez d’échafaudages et qui improvisent donc un accès de fortune avec tout ce qui leur tombe sous la main. L’ouvrier qui se tend pour raccorder un câble juste hors de portée. L’ingénieur qui remplace un lampadaire cassé. Le peintre qui se penche pour atteindre ce dernier petit bout… Ces acrobates aériens sont devenus si populaires qu’il existe désormais des diaporamas PowerPoint dédiés qui circulent, présentant des photos de ces pitreries, suscitant généralement un petit rire coupable et souvent intégrées dans les réunions de sécurité.

Peu importe où nous nous trouvons dans le monde, nous avons de fortes chances de croiser au moins un ‘ idiot sur une échelle ’ ou travaillant en hauteur quelque part. Certains d’entre vous, en tant que professionnels de la santé et de la sécurité ou responsables opérationnels, en ont peut-être même rencontré dans vos propres lieux de travail. La semaine dernière encore, lors d’une visite de chantier, le directeur d’usine qui m’accompagnait a fait un bond en tournant au coin d’un couloir : nous avons découvert un chariot élévateur, moteur en marche, conducteur à sa place, fourches relevées à leur hauteur maximale, avec une ‘ plate-forme de travail ’ fabriquée à partir d’une vieille palette, sur laquelle s’étirait vers le haut la plus longue échelle que j’aie jamais vue. Tout en haut, à plusieurs mètres au-dessus de nous, se trouvait un technicien de maintenance intrépide — qui, de toute évidence, ne souffrait pas de vertige —, une clé à molette à la main, en train d’essayer de réparer un tuyau qui fuyait. À quelques mètres de là, un tas de tubes et d’attaches d’échafaudage provisoire gisait en silence, ne demandant qu’à être remarqué.

Le travail en hauteur constitue depuis de nombreuses années une priorité pour la plupart des autorités de régulation et des inspecteurs chargés de la sécurité au travail à travers le monde. Il ne fait aucun doute que la plupart des lecteurs de cette revue considèrent le travail en hauteur comme une tâche potentiellement ‘ à haut risque ’ qui nécessite une évaluation et une planification minutieuses, ainsi qu’une grande rigueur dans son exécution. Mais pourquoi notre évaluation de ces risques n’est-elle pas partagée par les travailleurs chargés d’effectuer cette tâche ? Et pourquoi semblent-ils si peu conscients du danger très réel et immédiat auquel ils s’exposent ?

En chute libre depuis les étoiles (et les rayures)

Les chutes de hauteur constituent l’une des causes les plus fréquentes d’admission aux urgences aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans plusieurs autres pays dits ‘ développés ’. Sans surprise, elles figurent également parmi les dix premières causes de décès accidentels dans bon nombre de ces pays. Alors pourquoi notre réflexion n’a-t-elle pas suffisamment évolué pour nous permettre de percevoir ces risques à leur juste valeur ? Mais cela ne concerne pas seulement les gens ordinaires : au cours des 12 derniers mois, Brad Pitt a fait une chute qui a laissé son beau visage écorché et marqué de cicatrices, et Tom Cruise a connu un sort similaire.

Et le gagnant est…

Au Royaume-Uni, il existe même un tournoi national qui met en avant ce phénomène. Le ‘ Des idiots sur des échelles ’ Ce concours met en lumière la bêtise dont fait preuve l'humanité lorsqu'elle travaille en hauteur. Le lauréat de cette année est un homme perché tout en haut du toit d'un immeuble, chargé d'un chantier de peinture. Conscient de la difficulté d’installer un échafaudage dans un endroit difficile d’accès, il en construit un de manière ingénieuse à l’aide de trois échelles : une de chaque côté pour servir de pieds ou de renforts, et une troisième placée horizontalement entre les deux afin de créer une plate-forme sur laquelle il peut se tenir en équilibre et tenter de travailler.

Tout cela ressemble à une bonne blague, mais il y a bien sûr un côté sérieux. Depuis neuf ans, l’association britannique UK Ladder Association utilise ce ‘ concours ’ pour promouvoir sa campagne annuelle “ Ladder Exchange ”, qui permet d’échanger de vieilles échelles contre des neuves. L’objectif de la campagne est clair : réduire le nombre d’échelles endommagées, cassées ou inadaptées en service et inciter les gens à se préoccuper davantage de la sécurité des travaux en hauteur. L’association indique qu’au fil des ans, la campagne a permis de retirer de la circulation plusieurs milliers d’échelles dangereuses, “ réduisant ainsi le risque d’accident lié à une échelle usée ou défectueuse ”. Mais il ne s’agit pas seulement de vendre davantage d’échelles neuves : « Il est tout aussi important que les acheteurs et les utilisateurs d’échelles, ainsi que les personnes chargées de superviser leur utilisation, soient encouragés à réfléchir à la sécurité du travail en hauteur en général. »

C'est cette dernière idée qui me parle particulièrement. Pensez un instant aux activités de travail en hauteur sur votre lieu de travail. Je parie que la plupart des équipements utilisés sont en bon état, bien entretenus et souvent utilisés conformément à leur destination. Alors pourquoi le travail en hauteur reste-t-il l’une des principales causes de décès et de blessures graves dans le monde entier ? Est-ce simplement parce qu’une chute de hauteur présente généralement un risque plus élevé de mort ou de mutilation ? Non, le véritable problème réside dans la perception – la perception du risque, pour être précis. Les gens ne voient tout simplement pas les risques. Voici quatre cas récents d’accidents mortels pour illustrer mon propos.

Premier cas

Une employée enceinte a fait une chute de trois mètres en passant par une trappe de cave ouverte dans une boîte de nuit au Royaume-Uni. La jeune femme de 23 ans était occupée à travailler derrière le bar ; en se retournant pour aller chercher d’autres boissons pour un client, elle n’a pas remarqué le trou dans le sol derrière elle — la trappe avait été laissée ouverte par un autre employé qui était descendu à la cave pour aller chercher des provisions — et elle a aussitôt dévalé les marches menant à la cave. L’ouverture de la trappe de la cave derrière le bar était une pratique courante, en particulier pendant les heures de pointe où il fallait réapprovisionner fréquemment le bar. En effet, la victime travaillait dans ce bar depuis plusieurs mois et connaissait bien cette pratique : elle était déjà allée chercher des provisions dans la cave et avait même enjambé la trappe ouverte pour se rendre dans d’autres parties du bar.

Deuxième cas

À Lahore, au Pakistan, un ouvrier a trouvé la mort après être tombé d’une grue alors qu’il effectuait des travaux en hauteur pour la mise en place d’une nouvelle ligne du réseau de métro. L'homme s'était aventuré sur la poutre de la grue pour remplacer un morceau de tuyau mal fixé lorsqu'il a glissé et a fait une chute mortelle. Ces travaux en hauteur ont eu lieu quelques jours seulement après une réunion de sécurité sur le chantier consacrée aux dangers du travail en hauteur, qui avait insisté sur la nécessité de ‘ toujours s'attacher ’ à un harnais.

Troisième cas

En Australie, un ouvrier a trouvé la mort alors qu'il utilisait une plate-forme élévatrice à ciseaux lors de la construction du nouvel hôpital Royal Adelaide. L'ouvrier a subi des blessures mortelles après avoir été écrasé entre la plate-forme et une dalle de béton située au-dessus de lui. La victime était la seule à actionner les commandes de la plate-forme élévatrice à ciseaux, et c'est lui qui a relevé la plate-forme vers le plafond. Cet incident présentait des similitudes frappantes avec un accident survenu en novembre 2014 sur le même chantier.

Quatrième cas

Un ouvrier travaillant sur la plate-forme pétrolière Brent Charlie de Shell a fait une chute de 23 mètres dans la mer du Nord lorsqu’une arête vive a sectionné sa corde d’accès. L'ouvrier était descendu à l'aide d'un équipement de descente en rappel par une trappe d'accès afin de récupérer des objets tombés et des débris situés sous le pont principal. Une fois sa tâche accomplie, il a commencé à remonter, mais son poids a tendu la corde contre l'arête vive de la trappe d'accès, la sectionnant et provoquant sa chute mortelle.

Dans chacun de ces quatre cas, même avec les informations limitées que je vous ai fournies, je suis certain que vous identifiez déjà les risques et que vous repérez les points essentiels sur lesquels il faut agir. Il semblerait donc, du moins à première vue, que chaque salarié n’ait tout simplement pas perçu les risques comme on aurait pu s’y attendre.

Évaluation des risques

Les accidents mentionnés précédemment mettent en évidence deux problèmes majeurs. Le premier concerne l'évaluation des risques réels : les enquêtes menées a posteriori dans chaque cas ont révélé que les évaluations formelles des risques étaient, au mieux, insuffisantes. Dans deux de ces incidents, aucune évaluation des risques n'avait même été réalisée.

Par exemple, dans le cadre de son enquête sur le décès survenu sur la plate-forme pétrolière, l’autorité de régulation (le Health and Safety Executive britannique) a constaté que la tâche n’avait pas été correctement planifiée : “ Une évaluation adéquate des risques liés à cette tâche aurait permis d’identifier que l’arête potentiellement tranchante représentait un danger très clair pour toute personne suspendue et travaillant à l’aide de cordes fixées contre celle-ci. ” Or, il s’est avéré que l’évaluation des risques n’avait pas pris en compte le risque que les cordes soient coupées ou endommagées par de telles arêtes vives et se contentait simplement de faire référence à des “ procédures génériques (de travail en hauteur)… plutôt que de se concentrer réellement sur la tâche à accomplir. ” 

Je suis convaincu que les lecteurs maîtrisent l’art d’une évaluation rigoureuse des risques et je n’ai pas l’intention d’utiliser l’espace de cette page pour insister lourdement sur l’importance de cette démarche, ni sur la nécessité de fixer des cordes de sécurité ou de délimiter les zones en contrebas ; ni encore sur le port du casque de chantier en haut et en bas : concentrons-nous plutôt sur une analyse plus approfondie. Le deuxième enjeu majeur est peut-être le plus délicat : la perception des risques. Revenons donc à la plate-forme pétrolière. Lors de la préparation de l’intervention, le défunt et les membres de son équipe savaient que les cordes d’accès devaient passer par-dessus le bord de la trappe, mais ils n’ont pas repéré le risque très réel que la corde soit sectionnée par le bord de la trappe ; au lieu de cela, ils “ ont simplement vu une pièce métallique plutôt sale et n’ont pas réalisé qu’elle était tranchante ”.”

Les règles d'or

Le travail en hauteur figure souvent parmi les “ règles d’or ” d’une organisation en matière de santé et de sécurité au travail. La logique qui sous-tend ces règles d’or est sensée : identifier les risques les plus importants d’accidents mortels ou de blessures graves et établir une règle absolue et non négociable pour les maîtriser. Tout comme sur le chantier de construction au Pakistan évoqué dans l’étude de cas ci-dessus, bon nombre de nos clients ont par le passé généralement inclus une mention telle que : ’ Tout travail en hauteur doit être correctement maîtrisé. Les personnes travaillant en hauteur doivent toujours porter un harnais et être attachées à tout moment. » Mais cela ne signifie pas pour autant que les choses se passent toujours ainsi, n’est-ce pas ? Se pourrait-il que la perception du risque par les travailleurs ne corresponde pas à l’intention de la règle ?

Il y a à peine quelques semaines, j’avais suivi une formation d’initiation à la sécurité sur chantier assez poussée avant de faire le tour d’un grand chantier de construction dans le centre-ville de Johannesburg. La construction de ce nouveau siège social international était en effet impressionnante, avec dix étages en surface et trois autres en sous-sol ; le bâtiment était magnifique tant par sa taille que par sa splendeur architecturale. Les “ règles d’or ” du chantier étaient encore fraîches dans mon esprit. La règle n° 4 concernait le travail en hauteur : “ Le travail en hauteur désigne tout travail effectué à plus de 1,2 mètre au-dessus du sol. Les harnais et les longes doivent être inspectés avant chaque utilisation. Les ouvriers doivent toujours s’attacher à un point d’ancrage sûr lorsqu’ils travaillent en hauteur. ” Simple et clair, me suis-je dit. En m’aventurant sur le chantier, je me suis retrouvé dans ce qui allait devenir le hall d’accueil principal, un vaste espace qui serait bientôt surmonté d’un immense plafond voûté en verre. De là, je me sentais comme une minuscule fourmi en levant les yeux vers les galeries de chaque étage au-dessus de moi. En gravissant l’escalier de l’échafaudage, nous nous sommes dirigés vers le toit. Au cinquième étage cependant, nous avons dû nous arrêter. Deux hommes, agenouillés au sol, s’affairaient à installer des fixations pour les fenêtres de la galerie. Tous deux portaient des harnais ; aucun n’était attaché. Lorsque je leur ai posé la question sur la règle d’or du travail en hauteur, leur réponse a été sans équivoque : “ Il faut s’attacher si l’on se trouve à plus de 1,2 mètre de hauteur. ” Mais j’ai été surpris lorsqu’il a ajouté : « Mais nous sommes assis par terre, pas sur un échafaudage ni sur une échelle, donc ça ne s’applique pas à nous ici. » Même lorsque mon guide a fait un signe de tête en direction du vide de cinq étages, à quelques pieds seulement de l’endroit où l’homme était assis, celui-ci restait perplexe. Selon lui, il fallait d’abord avoir grimpé quelque part pour que cette règle s’applique. Bien qu’il sût qu’il se trouvait au cinquième étage d’un chantier en cours aux allures de squelette, et qu’il eût fait des allers-retours à tous les niveaux chaque jour depuis plusieurs semaines, il ne parvenait tout simplement pas à percevoir le risque très réel et très grave de chute de hauteur qui se trouvait juste devant lui. Pour cet homme, tout était normal. Il passait ses journées à installer des supports de fenêtres, généralement assis ou à genoux sur le sol. Tantôt au premier étage, tantôt au troisième, au quatrième, au cinquième ou au dixième. Il s’était tellement habitué à ces hauteurs qu’il ne voyait ni le risque, ni l’applicabilité de la règle.

En poursuivant la discussion avec notre interlocuteur, nous avons appris qu’il n’avait jamais fait de chute de hauteur au cours de sa carrière ; il avait “ toujours fait attention ”, a-t-il ajouté. Cette idée selon laquelle une grande expérience nous rend invulnérables face au risque est renforcée chez certaines personnes, car elles se disent : “ Ça ne m’est jamais arrivé ”. Mais comme je l’ai suggéré dans des articles précédents ainsi que dans mon livre « Zéro accident », L'absence d'accidents ne signifie pas pour autant que la sécurité est assurée.

En effet, demandez à n’importe quelle personne ayant survécu à une chute de hauteur et presque toutes vous diront qu’elles ne l’ont pas vue venir. Certains iront même jusqu’à partager leur histoire dans l’espoir d’éviter à d’autres de subir le même sort, à l’image du Britannique Jason Anker. Jason est tombé d’une échelle alors qu’il avait une vingtaine d’années et a passé le reste de sa vie paralysé à partir de la taille. Décoré du titre de Membre de l’Ordre de l’Empire britannique (MBE) par Sa Majesté la reine Élisabeth II, Jason parcourt inlassablement le monde — dans son fauteuil roulant — pour raconter l’histoire émouvante de ce jour fatidique et expliquer comment cet événement a bouleversé sa vie depuis lors.

En résumé

Que pouvons-nous donc faire concernant la perception des risques ? Qu’il s’agisse de travaux en hauteur ou de toute autre tâche potentiellement risquée, un changement de perspective pourrait peut-être aider. Trop souvent, les évaluations des risques sont réalisées derrière un bureau. Lorsque l’évaluateur se rend sur le lieu de travail, il effectue souvent son activité dans un silence relatif, en ignorant peut-être les travailleurs eux-mêmes. Dans notre volonté d’assurer la sécurité sur le lieu de travail, l’implication des salariés est essentielle. Il est temps d’instaurer un dialogue plutôt que de présumer d’un consensus sur les risques. Essayez de demander aux travailleurs : “ Qu’est-ce qui est lent, gênant ou inconfortable dans la réalisation de ce travail en toute sécurité ? ” — c’est un moyen infaillible de les faire réfléchir. Vous obtiendrez soit des suggestions d’amélioration, soit la confirmation que la situation est sous contrôle. Dans ce dernier cas, vous aurez alors l’occasion d’enchaîner : “ Alors, si je devais travailler avec vous aujourd’hui, que devrais-je savoir pour rentrer chez moi en toute sécurité après le travail ? ” Cela encourage la réflexion et permet d’obtenir une confirmation verbale des risques, des règles et des procédures liés au travail, ce qui constitue un rappel efficace pour le collaborateur. Si vous repérez un risque qui n’a pas été mentionné, vous pouvez l’aborder à ce moment-là et poursuivre la discussion. Vous pourriez même essayer : “ Alors, que pourrions-nous faire pour rendre cette tâche encore plus sûre ? ” De tels dialogues sur la sécurité peuvent avoir lieu à tout moment, et pas seulement pendant le processus d’évaluation des risques, et être menés par n’importe qui, pas seulement par le responsable de la sécurité. Ils peuvent même être utilisés quotidiennement par les responsables et les superviseurs pour renforcer la sensibilisation aux risques sur l’ensemble du lieu de travail.

L'époque des réunions de sécurité montrant des imbéciles sur des échelles est révolue. Oublions ces ‘ super-héros sur échasses ’ et recourons à la bonne vieille conversation pour impliquer nos collaborateurs, les responsabiliser et leur donner les moyens d'améliorer leur capacité à percevoir les risques. Cela pourrait bien les empêcher — et vous aussi — de tomber en disgrâce.

Andrew Sharman est directeur exécutif de R1/S, un cabinet de conseil international spécialisé dans la culture de la sécurité organisationnelle et le leadership. Il possède une solide expérience dans l'amélioration de la culture d'entreprise et la promotion de l'excellence au sein d'ONG et d'organisations commerciales à travers le monde, dans des secteurs tels que l'exploitation minière, la construction, le pétrole et le gaz, l'industrie pharmaceutique, l'alimentation, les boissons, l'hôtellerie et la restauration, et bien d'autres encore. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.fromaccidentstozero.com

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